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Interview n°17 Une Femme Ada, Consultante & Fondatrice d’une startup dans le Machine Learning

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1 semaine ago

Interview n°17 Une Femme Ada, Consultante & Fondatrice d’une startup dans le Machine Learning

Rencontre avec une consultante qui s’engage pour rendre le machine learning accessible à tous. 

Helloada. Bonjour Samantha, merci d’avoir accepté notre interview. Vous êtes consultante en machine learning et fondatrice de mia ?

Samantha. Oui! Peu après mon déménagement de Montréal à Paris, j’ai démarré une entreprise de conseil pour l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de l’architecture, l’ingénierie et la construction pour combler l’écart entre ces deux industries. Ensuite, j’ai décidé de fonder Mia, une plateforme web pour faciliter la création d’applications en machine learning afin de répondre aux besoins que j’ai constatés liés à la mise en production des modèles de machine learning.

Helloada. Parlez-nous de votre parcours professionnel. Pourquoi avoir choisi la Tech et plus particulièrement le machine learning ?

Samantha. J’ai commencé ma carrière professionnelle dans le domaine de l’ingénierie en structure des bâtiments, mais je me suis intéressée au machine learning (ML) après avoir participé à des travaux bénévoles au Mexique suivant un grand séisme en 2017. J’ai dirigé une initiative visant à créer un modèle ML pour identifier et classer les dommages à partir de photos de bâtiments afin de faciliter les inspections. J’ai rapidement découvert que l’un des plus gros challenges liés à l’utilisation de ML est la mise en production des modèles. Cette expérience m’a inspiré à lancer mia, qui vise à rendre le machine learning accessible à tous!

Helloada. Avec MIA à quelle problématique répondez-vous concrétement ?

Mia est une plateforme pour créer et partager des applications en machine learning rapidement, facilement et sans code.

Au moins 90% de tous les modèles de machine learning ne sont jamais mis en production. Les obstacles au déploiement existent parce que:

(1) les data scientists ne sont pas des développeurs de logiciels et n’ont pas nécessairement les compétences requises ni l’intérêt.

(2) il est coûteux et long de créer et de maintenir des pipelines de déploiement ainsi que des interfaces utilisateurs.

L’objectif de mia est de briser ces barrières en permettant à quiconque de créer et de partager des applications web pour les modèles de machine learning.

Helloada. Quelle est votre avis sur l’absence de femmes et jeunes filles dans la Tech ?

Samantha. Historiquement, la Tech est une industrie dominée par les hommes. Ce stéréotype a tendance à décourager les femmes et les jeunes filles d’entrer dans ce domaine.  Néanmoins avec un nombre toujours croissant de figures diverses dans la technologie, plus de femmes, de jeunes filles et d’autres minorités dans la Tech seront inspirées à poursuivre une carrière dans ce domaine.

Helloada. Pour finir, quels conseils donneriez-vous à celles qui souhaitent se former dans l’IA. Des soft skills sont à adopter ?

Samantha. Il existe beaucoup de contenu en ligne intéressant pour se former dans l’IA, que vous souhaitez en savoir plus sur des grands concepts ou vous spécialiser sur un sujet particulier de l’IA, tel que le deep learning computer vision ou le traitement du langage naturel. Dans un premier temps, je suggère de suivre des cours selon vos intérêts sur des sites tels que Udacity et Coursera. C’est ainsi que j’ai commencé mon parcours en IA.

En termes de soft skills, la communication est très importante. Un défi majeur avec l’IA est de créer des modèles équitables et impartiaux. Il est important de rester informé sur ce sujet et d’apprendre à expliquer les limitations de l’IA aux personnes qui sont moins exposées au développement dans ce domaine.

Helloada. Un grand merci à Samantha d’avoir pris le temps de répondre à nos questions avec conviction et engagement !

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